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Pratique Aïki

Dojo ASCSI  Place d'Italie

209 bd Vincent Auriol

75013  Paris

séances :    mardi    vendredi

                

Alexander Technique

Salle de Musique ASCSI

17 rue Albert Bayet

75013 Paris

séances individuelles



Annie Moteï

rencontre l'Aïkido et la Technique FM.Alexander en 1978 et enseigne la Technique Alexander depuis 1984.

Diplômée STAT Londres

Patrick J.Macdonald

4è dan Aïkikaï

Hikitsuchi Sensei

Anno Sensei


clip vidéo Aïki

renseignements

06 38 50 37 81

at.ascsi75@gmail.com


INTRODUCTION
au 2ème livre de F.M.ALEXANDER “Constructive Conscious
Control of the Individual” (1è édition 1923)
pour l’édition de 1987 par
PATRICK J. MACDONALD

La plupart des gens pensent que l’éducation est un facteur de progrès constant, mais alors que tous s’accordent à penser qu’il en faudrait davantage, les avis divergent quant au type d’éducation qui serait nécessaire. Alexander a montré que ce qui est vital dans l’éducation est d’enseigner aux gens à ne pas continuer à se détruire eux-mêmes en s’utilisant mal par le fait de négliger la chose essentielle qu’il a découverte, ou plutôt redécouverte.
Nous considérons notre époque comme la plus éclairée, pourtant la violence et l’inhumain ne régressent pas, et bien qu’il existe de nombreuses théories sur ce qui ne va pas, les solutions proposées sont souvent décevantes. L’information et la connaissance acquises ne peuvent être réellement profitables que si elles sont utilisées par un être intégré et fonctionnant bien.
Alexander émit l’hypothèse qu’une utilisation de soi adéquate était essentielle pour la survie de l’espèce. Tant que les besoins de la vie sont restés inchangés elle fut instinctive et efficace, mais avec l’environnement sans cesse changeant apporté par la civilisation, la coordination de l’homme a commencé à se détériorer - les demandes s’accélérèrent mais ses réponses ne changèrent pas aussi rapidement. L’homme s’éloigna de la nature.
Alexander nous offre les moyens d’utiliser notre intelligence pour nous re-diriger vers une réponse appropriée à l’existence favorisant notre développement. Aldous Huxley a écrit dans “The Saturday Review of Literature” :
« La découverte fondamentale d’Alexander est celle-ci : il existe chez l’homme, comme chez tous les vertébrés, un contrôle primaire qui conditionne l’utilisation appropriée de tout l’organisme. Lorsque la tête est dans une certaine relation avec le tronc, tout 1’organisme psycho-physique fonctionne au mieux de ses capacités naturelles (ceci est un fait empirique). Lorsque, pour une raison ou une autre, les relations appropriées entre la tête, le cou et le tronc sont perturbées, l’organisme psycho-physique est alors utilisé de façon impropre. »
“Erreur” et “échec” sont équivalents dans l’esprit des jeunes personnes , et par conséquent demeurent des freins à leur développement. Alexander a montré qu’essayer de faire la chose “juste” est un piège dans lequel la plupart d’entre nous tombe aisément, car nous essayons de la faire sans examiner ce qui se passe réellement dans cette tentative. Ce qui se passe habituellement est que nous faisons simplement la même chose mais avec plus de tension : en d’autres termes, nous faisons comme avant, mais pire. L’héritage suprême de l’homme (expression d’Alexander et titre de son premier livre) est la capacité à choisir d’agir dans un sens, ou dans un autre, ou de ne pas agir du tout. Si nous voulons vraiment faire ce qui est nécessaire, c’est de changer notre concept « normal » de ce qu’il y a à faire, et de choisir les moyens par lesquels nous agirons d’une façon différente et néanmoins coordonnée et adéquate. Le Professeur John Dewey affirma :
“La technique de Mr Alexander tient la même place dans sa relation à l’éducation que l’éducation elle-même tient par rapport à toutes les autres activités. D’après moi elle porte la promesse et le potentiel pour la nouvelle direction nécessaire dans toute éducation. »
Apprendre comment changer nos schémas habituels de pensée demande du temps et des efforts et peut se révéler difficile, car changer est ce que la plupart des gens détestent, et ce qu’ils ont plutôt tendance à éviter qu’à rechercher. Une éducation à “comment apprendre” plutôt que seulement “quoi apprendre” peut conduire à une connaissance accrue. Une confiance excessive dans la pensée et le raisonnement peut être une entrave sur le chemin vers la vérité et, d’après mon expérience, enseigner à des intellectuels n’est pas nécessairement plus facile ; ils présument savoir comment apprendre mais souvent ils ne savent pas, car il leur est difficile d’arrêter leur raisonnement pour laisser place à une expérience totalement nouvelle et inconnue.
Ce livre, le second des quatre livres d’Alexander, concerne l’éducation à la fois dans le sens le plus étroit et le plus large. Mon père, le Docteur Peter Macdonald, après avoir bénéficié de leçons avec Alexander, a pleinement compris qu’il ne s’agissait pas d’une sorte de traitement médical, mais que ce qu’Alexander donnait aux personnes qui venaient le voir était plutôt une ré-éducation au moyen d’un processus développant leur conscience concernant leur comportement. En 1923, dans sa communication à la Conférence de la Société Médicale Britannique pour la section de Médecine Neurologique et Psychologique, il déclara : “Son travail [à Alexander] devrait faire partie de l’éducation de la jeunesse, ne serait-ce que comme médecine préventive.”

Patrick J. Macdonald (Londres. Décembre 1986) Traduction : A.Moteï

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Aïkido et Technique F.M.Alexander : deux pratiques pour une recherche unique

Morihei Ueshiba (1883-1969) et F.Matthias Alexander (1869-1955) : deux personnalités fortes, hors du commun.

L'enseignement dont ils sont fondateurs (l'Aïkido pour Maître Ueshiba et la Technique qui porte son nom pour Alexander) s'est propagé dans le monde entier, hors de leur contexte d'origine.

Auraient-ils donc révélé un message de portée universelle pour que tant de personnes d'horizons variés se sentent attirées par leur enseignement ?

Alexander a intitulé son dernier livre « La Constante Universelle de la Vie ».

Maître Ueshiba, lui, dit que l'Aïkido est la « voie universelle », que le « vrai Budo, c'est s'unifier, se mettre au centre de l'Univers ».

Alexander nous offre les moyens de retrouver l'usage naturel de nous-mêmes dans la verticalité. S'enlever du chemin pour permettre à nos capacités de s'exprimer engage tout notre être et est sans limite à priori.

On ne pratique pas l'Aïkido pour acquérir des techniques efficaces ou se sentir plus fort, ou alors, ce n'est pas le vrai Aïkido.

Ainsi de la Technique Alexander qui ne nous apprend pas à faire ce qui est juste, mais à cesser d'entraver le chemin de la véritable spontanéité.

La vie ne peut pas être emprisonnée dans un modèle figé, fut-il inspiré par des personnes exceptionnelles. Le chemin de découverte est le but.